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Le marché du voyage d’affaires, (estimé à 23 milliards d’€) s’est métamorphosé
en France ces dernières années, sous l’effet conjugué de la crise et de la mondialisation
: les entreprises ont globalisé leurs dépenses et lancé des appels d’offres au
niveau national, voire mondial. Cela a poussé l’offre française à se structurer,
en se spécialisant, en investissant lourdement dans les nouvelles technologies,
et en recherchant des alliances au niveau mondial.
Les retombées économiques directes et indirectes des congrès, réunions, foires
et salons, composantes essentielles du tourisme d’affaires, sont estimées à plus
de 7 milliards d’euros.
Le tourisme d’affaires est très rémunérateur, par séjour et par client : un touriste
d’affaires dépense entre 2,5 et 3 fois plus qu’un touriste de loisir, le tourisme
d’affaires représenterait 10 % des entrées touristiques françaises, et son impact
économique sur le tourisme (impacts direct, indirect, induit) serait estimé selon
l’Association France Congrès pour la seule activité congrès à environ 1,5 milliard
d’€ pour 2002. Mais ce secteur demeure particulièrement sensible aux variations
de la conjoncture nationale et internationale. Il a ainsi particulièrement souffert
ces dernières années, même si, cependant, les destinations européennes sont relativement
privilégiées.
Si l’enjeu économique du tourisme d’affaires est très important, le secteur n’a
cependant pas encore atteint un stade de maturité en tant que secteur économique
à part entière, comme l’illustre la difficulté à produire des chiffres d’activités
tout à fait fiables.
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